MANDIN
Triptyque
Monotypes 2024
À regarder comme un triptyque plutôt que comme trois monotypes indépendants.
les grandes formes courbes donnent un mouvement de gauche à droite.
Progression chromatique : brun/cuivré , rouge-brun , puis ocre/orangé .
Des lumières différentes.
Des petits éléments isolés — la forme grise en bas à gauche, la lune au centre, l'anneau clair à droite — jouent le rôle de contrepoints aux grandes masses. Ils donnent une dimension narrative ou cosmique à l'ensemble.
Le fond noir crée une sorte d'espace profond dans lequel les formes semblent flotter.
MANDIN Triptyque Monotypes 2024
Série " Figures émergentes " 2025
Encres colorées sur fond doré à la feuille d'or
et collage sur papier format A3.
Des présences émergent de la couleur, l'encre se répand, se transforme,
et révèle des silhouettes anthropomorphes inattendues :
Des existences, des corps, des dialogues silencieux.
Échos intérieurs.
Le fond fait office d'espace liminal: surface sacrée.
Encres colorées N°2 / 12
Encres colorées N°3 / 12
Encres colorées N°4 / 12
Encres colorées N°5 / 12
Encres colorées N°6 / 12
Encres colorées N°7 / 12
Encres colorées N°8 / 12
Encres colorées N°9 / 12
Encres colorées N°10 / 12
Encres colorées N°11 / 12
Encres colorées N°12 / 12
GRAVURES
Lithographie
"Mise au tombeau de Basquiat d'après Caravage"
55 cm x 45 cm avec cadre- 2019
Lithographie-" 'Âme Soeur "
-55 cm x 45 cm avec cadre - 2019
Linogravure
"Couvert d'un manteau de silence je vous entends dans ma tête " D'après un poème de Shane Mc Gowan - The Pogues
49cm X35 cm hors cadre - 2022
Monotype " Visages " 54cm x 40 cm hors cadre - 2022
linogravure
"Les larmes d'Europe"
Ukraine 2022
54 cm X 40 cm
9 AQUARELLES
d'après "Le bateau Ivre " d'Arthur Rimbaud
N° 1 Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.
N° 2 Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.
N° 3 Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend
N° 4 Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !
N° 5 J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très-antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !
N° 6 J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !
N° 7 J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !
N° 8 Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur,
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur,
N° 9 Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesses, lâche un bateau frêle comme
un papillon de mai